Si le dépôt de garantie est conservé par le bailleur, le locataire doit le mettre en demeure de restituer les fonds dans le délai imparti, par courrier recommandé avec accusé de réception.
La restitution tardive du dépôt de garantie produit des intérêts de retard à verser au locataire. Le calcul de ces intérêts sera différent en fonction de la date de signature du bail.
Pour les baux signés avant le 27 mars 2014 : à défaut de restitution dans le délai de deux mois, le montant du dépôt de garantie produit des intérêts au taux légal.
Pour les baux signés après le 27 mars 2014 : à défaut de restitution dans le délai imparti, le dépôt de garantie restant dû au locataire est majoré d’une somme égale à 10 % du loyer mensuel (hors charges), pour chaque période mensuelle commencée en retard. Si le locataire n’a pas transmis l’adresse de son nouveau domicile, il ne peut se prévaloir de cette disposition.
Si la mise en demeure reste infructueuse, le locataire peut saisir la Commission Départementale de Conciliation  (CDC). Cette commission, composée à parts égales de représentants de locataires et de bailleurs, a pour but de trouver une solution de compromis entre les parties.

Cette démarche n’est pas obligatoire mais elle est vivement conseillée.

En cas d’échec de vos démarches amiables, il vous restera la possibilité de saisir le juge de proximité (sa compétence est celle du tribunal d’instance du lieu de la location). Si vous avez sollicité la commission départementale de conciliation et qu’elle a rendu un avis, vous pourrez le produire en justice.
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